Nous étions une quarantaine d’auditeurs attentifs, vendredi 25 septembre à 18h30, salle Jean Buisson, à découvrir la vie romanesque de Ramon Vila Capdevila : combattant de la guerre d’Espagne en 1936, résistant en Charente, compagnon d’armes du commandant Bernard et libérateur de Limoges et d’Angoulême à l’été 1944, puis militant infatigable contre le franquisme dans l’Espagne d’après-guerre.

Le public réuni salle Jean Buisson pendant la conférence

Au-delà de ce qu’il représente aujourd’hui en Espagne, icône d’une gauche espagnole en panne de héros, Ramon Vila Capdevila est resté fidèle à ses valeurs humanistes jusqu’à sa mort. Pour autant, force est de constater qu’il est encore aujourd’hui inconnu en France.

La diapositive de titre : Ramon Vila Capdevila, 1908–1963, militant anarchiste espagnol et combattant de la Liberté en Charente

Après la découverte de cette vie de combattant, retracée avec force détails dans l’ouvrage qui vient de paraître, Les Charentais sous l’occupation, sous la direction de Paul Levy et Benoît Savy, les échanges ont été très nourris autour des thèmes liés à la Résistance. Notamment l’invisibilisation de certains profils, comme ceux des étrangers ou des femmes, pour satisfaire pendant des décennies un roman national construit pour refonder une nation meurtrie par quatre années d’humiliation.

Benoît Savy pendant la conférence, devant la diapositive « Le retour sur les terres natales : d’un maquis à l’autre ! »